Les fleurs de Bach, un soutien émotionnel pour mieux manger… et perdre du poids ?

Diététicienne-nutritionniste

Les fleurs de Bach peuvent-elles soutenir une démarche de perte de poids ? Raquel Barros, diététicienne-nutritionniste nous éclaire sur les liens entre comportement alimentaire et émotions.

Mis à jour le
fleurs de bach perte de poids
✓ Qui sommes-nous ?
Une équipe éditoriale et scientifique spécialisée en nutrition. Auteurs du livre Les Aliments Bénéfiques (Mango Editions) et du podcast Révolutions Alimentaires.

C’est dans les années 1930 que le Dr Edward Bach, d’origine anglaise, s’intéresse aux émotions et leurs possibles conséquences sur la santé. 

Selon lui, traiter une personne signifiait avant tout comprendre ses déséquilibres émotionnels.

Après plusieurs années de recherches, il met au point une méthode naturelle et douce basée sur l’énergie des fleurs

Lors d’une prise en charge nutritionnelle, considérer la relation entre émotions et comportements alimentaires me semble pertinent.  

Perdre du poids ne se résumant jamais à une simple question de calories, est-ce que les fleurs de Bach pourraient être utiles ? Je décrypte pour vous les liens entre soutien émotionnel et alimentation, et quelles fleurs pourraient être compatibles avec une perte de poids.

📚 Lire aussi | Les meilleurs programmes minceurs selon la rédaction

Comment nos comportements alimentaires sont liés à nos émotions

Agir sur les causes émotionnelles du surpoids

Avant toute chose, je précise que l’action des fleurs de Bach ne bénéficie d’aucune validation scientifique.

Cependant, de nombreuses recherches se sont penchées sur la possible influence des émotions sur l’alimentation et le métabolisme.

Les mangeurs émotionnels par exemple, auraient une attirance plus forte pour les aliments gras et sucrés, en cas de stress.

Ou encore : anxiété, colère et tristesse, favoriseraient les pulsions alimentaires chez certains profils sensibles à la détresse émotionnelle.

Autre fait étudié, le stress chronique pourrait être l’une des causes de la prise de poids et d’un plus grand appétit.

En effet, d’après cette étude, l’hypersécrétion de cortisol, hormone du stress, contribuerait au stockage des graisses notamment au niveau abdominal et pourrait être lié à une augmentation de l’IMC (indice de masse corporelle).

Les émotions pouvant être reliées au comportement alimentaire

Pour faciliter leur utilisation, les 38 fleurs sont regroupées en 7 grandes familles émotionnelles, établies par Bach lui-même :

  1. Peur : Rock Rose, Mimulus, Cherry Plum, Aspen, Red Chestnut
  2. Incertitude : Cerato, Scleranthus, Gentian, Gorse, Hornbeam, Wild Oat
  3. Manque d’intérêt pour le moment présent : Clematis, Honeysuckle, Wild Rose, Olive, White Chestnut, Mustard, Chestnut Bud
  4. Solitude : Water Violet, Impatiens, Heather
  5. Grande sensibilité aux influences extérieures : Agrimony, Centaury, Walnut, Holly
  6. Découragement et désespoir : Larch, Pine, Elm, Sweet Chestnut, Star of Bethlehem, Willow, Oak, Crab Apple
  7. Souci excessif du bien-être d’autrui : Chicory, Vervain, Vine, Beech, Rock Water

En consultation, j’observe souvent que l’alimentation peut devenir une forme de compensation chez les personnes qui négligent leurs propres besoins au profit de ceux des autres. La famille émotionnelle n°7 (soin excessif du bien-être d’autrui) peut alors être pertinente à explorer.

À qui s’adresse cette solution naturelle ?

Les Fleurs de Bach s’adressent à toute personne souhaitant travailler sur son état émotionnel de manière douce.

L’un de leurs atouts majeurs, de mon point de vue  : elles sont sans accoutumance ni interaction avec d’autres traitements.

La prise d’une fleur de Bach peut donc être complétée par un suivi diététique, psychologique ou médical, ce que je recommande d’ailleurs. Elles peuvent être utilisées par les adultes, les enfants, et même les animaux. 

La seule précaution concerne la présence d’alcool dans la solution de base. Je vous recommande donc d’opter pour une version sans alcool.

Comment utiliser les fleurs de Bach pour perdre du poids ?

Routine et dosages

Je précise que je m’appuie ici sur la pratique traditionnelle des fleurs de Bach, transmise depuis les années 1930, et non sur un protocole validé scientifiquement.

Ces élixirs floraux se prennent par voie orale, et s’intègrent facilement au quotidien, grâce à la petite taille des flacons se transportant partout.

La posologie classique est de 4 gouttes, 4 fois par jour, idéalement en dehors des repas, directement sous la langue ou diluées dans un verre d’eau.

Une cure de 4 semaines minimum est recommandée pour apprécier les changements émotionnels progressifs.

Généralement, on conseille de ne pas dépasser 6 à 7 fleurs dans un même mélange.

Mes conseils pour un « Lâcher-prise alimentaire » avec les fleurs de Bach

Certaines Fleurs de Bach pourraient accompagner la mise en place d’un cercle alimentaire vertueux :

  • la Cherry Plum : pour les personnes qui ressentent une perte de contrôle face à la nourriture ou des compulsions
  • la Crab Apple : pour ceux qui entretiennent un rapport difficile avec leur corps
  • la White Chestnut : pour les ruminations mentales, un état de stress épuisant ou des fringales nocturnes

Mes conseils de préparation du mélange «Lâcher-prise alimentaire » : Dans un flacon compte-gouttes de 30 ml, verser 10 ml d’eau de source et 3 ml de vinaigre de cidre bio. Ajouter 2 gouttes de chaque élixir choisi et agiter doucement.

Évidemment, cette recette de Fleurs de Bach pour accompagner la perte de poids n’est pas universelle et demande un travail d’identification des ressentis.

Même si les fleurs de Bach n’ont pas d’impact direct sur le poids et le métabolisme, cela ne signifie pas qu’elles sont sans intérêt ! Si ces élixirs vous invitent à prêter davantage attention à vos émotions, à mieux vous écouter, alors je trouve qu’ils remplissent déjà un rôle précieux dans votre démarche.

De mon point de vue, vous pouvez les utiliser comme un soutien parmi d’autres et, si nécessaire, aux côtés d’un suivi psychologique. 


Sources et études scientifiques

  • Tatjana V.S., Machteld AO, Carmen Engel, Carolina de Weerth, Hunger, inhibitory control and distress-induced emotional eating, Appetite, 2014
  • Michael Macht, How emotions affect eating: a five-way model, Appetite, 2008
  • A. Janet Tomiyama, Stress and Obesity, Annu Rev Psychol, 2019