Curcumine : bienfaits, posologie, contre-indications

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La curcumine est le principal actif du curcuma, est une herbe vivace, dont le rhizome produit une poudre jaune qui donne au curry sa couleur jaune caractéristique et qui est utilisée comme colorant alimentaire (moutarde, fromages...). La curcumine a été découverte pour la première fois à partir des rhizomes du curcuma par les chercheurs du laboratoire de Harvard College, Vogel et Pelletier, en 1815. En médecine chinoise, le curcuma était utilisé dans le traitement des troubles inflammatoires et digestifs et était également utilisé dans la poudre ou la pâte à dents. En médecine ayurvédique, il était utilisé pour traiter une grande variété de troubles, notamment les rhumatismes, les affections cutanées, les inflammations, les vers intestinaux, les troubles hépatiques, troubles biliaires, la dyspepsie, la diarrhée, la constipation et les coliques. En plus de son utilisation dans les maladies cardiovasculaires et les troubles gastro-intestinaux, la recherche s'est concentrée sur les propriétés antioxydantes, hépatoprotectrices, anti-inflammatoires, anticarcinogènes et antimicrobiennes de la curcumine. Beaucoup d'études sur les animaux impliquent une administration parentérale car la curcumine par voie orale était considérée comme moins active. En effet, elle est mal absorbée par le tractus gastro-intestinal et seules des traces apparaissent dans le sang après une prise orale. Plusieurs formules ont vu le jour afin d'augmenter la biodisponibilité de la curcumine. Ces formulations incluent l'association avec la pipérine, qui peut être problématique car elle augmente l'absorption de substances indésirables, ou avec des phospholipides, ou encore des formules liposomales, qui ne font pas l'unanimité dans la communauté des thérapeutes en raison de présence de nanoparticules.

Famille ou groupe : 

Phytosubstances


Propriétés


Anti-inflammatoire

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De nombreux composés du curcuma présentent des effets anti-inflammatoires principalement via les composés volatiles comme le germacrone (sesquiterpène isolé des huiles volatiles). Ces effets bénéfiques sont montrés aussi bien in vitro qu’in vivo, en réponse à des inflammations aiguës ou chroniques. Lors des infections aiguës, le mécanisme le plus fréquemment invoqué est celui impliquant les prostaglandines, dont la sécrétion est significativement diminuée. Les composés actifs du curcuma inhibent également, lors des inflammations, la trypsine et la hyaluronidase, essentielles au développement de certaines inflammations, notamment articulaires. Lors d'une inflammation chronique, un certain nombre de propriétés anti-inflammatoires ont été proposées à la suite d'études réalisées chez l'animal et chez l'homme : inhibition des phospholipases, lipo-oxygénases, leucotriènes, thromboxanes, prostaglandines, collagénase, élastase, hyaluronidase… ainsi qu’une action sur la génération de monoxyde d’azote (NO). Concernant le NO, les curcuminoïdes inhibent la transformation du NO en peroxynitrite et nitrite, évitant ainsi les effets délétères de ces derniers métabolites au niveau vasculaire et au niveau de l’ADN cellulaire. De plus, les curcuminoïdes inhibent l’agrégation plaquettaire et ralentissent la production du thromboxane plaquettaire.gg


Antibactérien

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Le curcuma possède des propriétés antimicrobiennes. En effet, le curcuma ou ses constituants curcuminoïdes semblent avoir une activité contre certaines bactéries, y compris E. coli, Yersinia enterocolitica, Staphylococcus aureus, Bacillus subtilis, Bacillus cereus, Helicobacter pylori, Mycobacterium tuberculosis et Neisseria gonorrhoeae.


Antioxydant

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Les curcuminoïdes sont des donneurs d’électrons, assurant ainsi la neutralisation des radicaux libres et des formes réactives oxygénées (FRO). Les curcuminoïdes exercent notamment une protection vis à vis de la peroxydation lipidique. D'autre part, les curcuminoïdes ont une action indirecte sur les FRO qui s’exerce à divers niveaux : - Activation de la protéine kinase C et régulation du calcium intracellulaire, ayant pour effet une inhibition de la production de FRO. - Inhibition de la 5-lipoxygénase, empêchant l’incorporation des FRO aux acides gras polyinsaturés. - Inhibition de la conversion de la xanthine déshydrogénase/xanthine oxygénase, d’où une inhibition de la production de l’ion superoxyde. - Modulation de l’expression de la superoxyde dismutase, associée à la régulation du stress oxydant au niveau cardiaque et rénal.


Antidépresseur

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Chez l’homme, les effets antidépresseurs de la curcumine étaient liés à une diminution des taux de cytokines inflammatoires et à une augmentation des taux de facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF)(une protéine qui agit sur certains neurones du système nerveux central et périphérique. Le BDNF est impliqué dans la survie des neurones existants et encourage la croissance et la différenciation de nouveaux neurones et des synapses). L'effet antidépresseur de la curcumine est dû également à la diminution du taux de cortisol et au rôle de l'axe hypothalamo-hypophysaire. D'autre part, des études in vitro et animales suggèrent que les effets antidépresseurs de l'extrait de curcuma proviennent de sa capacité à inhiber la monoamine oxydase (MAO) A et éventuellement la MAO B, ce qui entraîne une augmentation des taux de sérotonine, de dopamine et de noradrénaline. La curcumine, constituant du curcuma, semble également augmenter l'activité de l'adénylcyclase et la concentration d'adénosine monophosphate cyclique (AMPc), qui a été associée à des effets antidépresseurs.


Cardiovasculaires

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Le curcuma freine le processus athéromateux au niveau du système artériel, en diminuant les dépôts lipidiques aortiques et les teneurs sanguines en lipides peroxydés in vivo. In vitro, le curcuma peut protéger contre l'infarctus du myocarde en réduisant les cytokines inflammatoires et les protéases de la matrice extracellulaire. D'autre part, la curcumine peut avoir des effets antithrombotiques. Des recherches suggèrent qu'il pourrait inhiber l'agrégation plaquettaire, le facteur activant les plaquettes et l'acide arachidonique, éventuellement en interférant avec la synthèse du thromboxane. Les autres effets cardiovasculaires induits par le curcuma in vitro incluent la réduction de la pression artérielle, la vasorelaxation et l'amélioration de la fonction endothéliale.


Hépato-protecteur

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En cas d’agression hépatique, la curcumine a un rôle protecteur majeur par activation dans le foie des systèmes enzymatiques anti-oxydants : superoxyde dismutase, catalase, glutathion peroxydase et transférase. De plus, la curcumine limite l’oxydation induite par le fer.


Analgésique

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Il a été démontré que le curcuma et ses constituants, administrés par voie orale, atténuent la douleur, mais le mécanisme d'action exact n'est pas encore clair.


Effet digestif

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Lors d’administration quotidienne, le curcuma engendre : • Au niveau de l’estomac : - Une augmentation de la sécrétion de gastrine. - Une inhibition de la formation d’ulcère induite par différents facteurs de stress : alcool, indométacine… • Au niveau de la vésicule : Une action cholérétique, cholagogue et préventive de la lithiase biliaire. • Au niveau du pancréas : Une augmentation de l’activité des lipases et des amylases pancréatiques, de la trypsine et de la chymotrypsine. • Au niveau du tractus gastro-intestinal : Une action antispasmodique.


Antiparasitaire

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Des modèles animaux ont montré que la curcumine peut avoir une activité contre les protozoaires Leishmania amazonensis, Toxoplasma gondii, Schistosomiasis mansoni , Giardia lamblia et Plasmodium. Des preuves in vitro suggèrent que la curcumine a une activité antiparasitaire contre Cryptosporidium parvum.


Hypolipémiant

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Par son action antioxydante, le curcuma réduit la péroxydation lipidique induite par des molécules chimiques (tétrachlorure de carbone, paraquat et cyclophosphamide). Chez l’homme, l’ingestion d’un extrait alcoolique de curcuma pendant 30 jours : - abaisse les taux de LDL cholestérol (Low Density Lipoprotein) de 62% et d’ApoB (Apolipoprotéine B) de 83%. - augmente les taux de HDL cholestérol (High Density Lipoprotein) de 72% et d’ApoA de 25%.


Hypoglycémiant

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On a constaté que la curcumine peut augmenter la sensibilité et la sécrétion d'insuline chez les personnes insulinorésistantes. Mais plusieurs études cliniques ont montré que la diminution de la glycémie est faible et incohérente dans l'ensemble. La diminution de la glycémie est probablement significative chez les sujets atteints de diabète type 2.


Indications

Méthodologie de notation

Approbation de l'EFSA.

Plusieurs essais cliniques (> 2) randomisés contrôlés avec double aveugle, incluant un nombre significatif de patients (>100) avec des conclusions constamment positives pour l'indication.

Plusieurs essais cliniques (> 2) randomisés contrôlés avec double aveugle, et incluant un nombre significatif de patients (>100) avec des conclusions positives pour l'indication.

Une ou plusieurs études randomisées ou plusieurs cohortes ou études épidémiologiques avec des conclusions positives pour l'indication.

Des études cliniques existent mais sont non contrôlées, avec des conclusions qui peuvent être positives ou contradictoires.

Absence d'études cliniques à date pouvant démontrer l'indication.


Dépression
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L'analyse des données de six études cliniques montre que la prise quotidienne de curcumine avec un antidépresseur améliore modérément les symptômes de la dépression par rapport au placebo chez les patients présentant un trouble dépressif majeur. L’effet de la curcumine semble être plus important chez les patients d’âge moyen que chez les patients plus âgés, et lorsqu'il est pris à une dose de 1g par jour pendant au moins 6 semaines, par rapport à des doses plus faibles et sur des périodes plus courtes. Le curcuma a été utilisé à raison de 500 mg deux fois par jour, seul ou avec le fluoxétine, pendant 6-8 semaines.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie1000 mg


Dyslipidémie
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Un essai clinique a montré que la prise de 0.7 g d'extrait de curcuma deux fois par jour pendant 3 mois réduit le cholestérol total, le cholestérol LDL, le cholestérol VLDL et les triglycérides, par rapport à un groupe placebo, chez des personnes âgées de 15 à 45 ans. Cependant, les résultats d'autres études clinique montrent des résultats incohérents et contradictoires. En effet, une analyse des données de 7 études cliniques montre que la prise de curcuma, de curcumine ou de curcuminoïdes réduit modérément les taux de cholestérol LDL et de triglycérides, mais n'améliore pas le cholestérol total ni le cholestérol des lipoprotéines de haute densité (HDL) par rapport au placebo. Une autre analyse des données de 20 études cliniques montre que la prise de curcuma ou de curcuminoïde réduit les triglycérides et augmente le cholestérol HDL par rapport au placebo; cependant, il n'y a pas d'effet significatif sur le LDL ou le cholestérol total. Dans l’ensemble, la plupart des recherches montrent que le curcuma ou les curcuminoïdes peuvent réduire les triglycérides, mais les effets sur les autres paramètres lipidiques ne sont pas concluants. Les raisons des conclusions contradictoires peuvent être liées à la formulation du curcuma, à la durée du traitement et / ou au niveau de cholestérol initial chez les patients.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie500 mg


Arthrose
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La supplémentation en curcumine a entraîné une réduction notable et constante des symptômes de l'arthrose dans de nombreuses études. Parmi les symptômes de l'arthrose, le curcuma semble être plus efficace pour la diminution de la douleur et l'amélioration de la fonctionnalité, mais moins efficace pour l'amélioration de la raideur. Dans la plupart des études cliniques, on a utilisé 500 mg d'extrait de curcuma par voie orale pendant 1 à 3 mois par jour. Dans certaines études, des doses plus faibles d’extrait de curcuma à 90 mg deux fois par jour pendant 8 semaines ont été utilisées.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie200 mg


Arthrite
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Comparée à des anti-inflammatoires classiques, la curcumine (1 200 mg par jour) s’est montrée aussi efficace que la phénylbutazone dans le traitement de l’arthrite rhumatoïde. Quant au curcuma, des doses de 2 g par jour pendant 6 semaines ont produit des effets comparables à l’ibuprofène (800 mg par jour) sur des personnes souffrant d’arthrose. De bons résultats ont aussi été obtenus avec de la curcumine (200 mg par jour pendant 8 mois) couplée à de la phosphatidylcholine afin d’améliorer son absorption par l’organisme.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie200 mg


Stéatose hépatique
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La recherche clinique montre que la prise quotidienne de curcumine réduit la sévérité de la stéatose hépatique non alcoolique. En effet, la curcumine diminue les taux des enzymes hépatiques et réduit la sévérité de la stéatose chez 75% à 78,9% des patients, contre 4,7% à 27,5% des patients recevant un placebo. La curcumine réduit également les dépôts graisseux supplémentaires dans le foie de 0% à 4,5%, contre 17,5% à 25,6% chez ceux prenant le placebo. La curcumine réduit également l'indice de masse corporelle (IMC), la glycémie, l'HbA1c, le cholestérol total, le cholestérol des lipoprotéines de basse densité (LDL) et les triglycérides chez les adultes atteints de stéatose hépatique non alcoolique, par rapport au placebo. Une dose de 70 mg de curcumine par jour pendant 8 semaines a été utilisée.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie70 mg


Bien-vieillir
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Le curcuma a montré son efficacité pour diminuer les phénomènes inflammatoires, et a démontré son intérêt pour lutter contre le stress oxydatif, et comme neuro-protecteur.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie100 mg


Stress oxydatif
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La curcumine pourrait jouer un rôle anti-oxydant en réduisant les concentrations de malondialdéhyde (le malondialdéhyde est présent naturellement dans les tissus, où il est une manifestation du stress oxydant) en circulation et en augmentant l'activité de la SOD.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie100 mg


Diabète type 2
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Des études cliniques ont montré que la prise d’un extrait de curcuma contenant 750 mg de curcumine deux fois par jour pendant 9 mois réduisait le pourcentage des patients en phase de pré-diabète et à risque de développer un diabète type 2, par rapport au placebo.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie750 mg


Troubles de digestion
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Certaines recherches cliniques montrent que la prise de 500 mg de curcuma par voie orale quatre fois par jour pendant 7 jours peut soulager les symptômes de la dyspepsie chez 64% de patients supplémentaires par rapport au placebo.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie100 mg


Syndrome de l’intestin irritable
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Des études cliniques ont montré que la prise d’un extrait de curcuma de 72 à 144 mg par jour pendant 8 semaines peut réduire les symptômes d’environ 40% à 60% par rapport aux symptômes initiaux, chez les patients par ailleurs en bonne santé atteints du syndrome de l'intestin irritable (SII). D'autres études chez des adultes atteints du SII ont montré que la prise de deux gélules contenant 42 mg de curcumine par capsule et l'huile essentielle de fenouil à 25 mg par gélule deux fois par jour pendant 30 jours améliore les douleurs abdominales, la distension abdominale, et la qualité de vie de 24% par rapport au placebo.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie100 mg


Syndrome prémenstruel
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Une étude clinique a montré que la prise de 100 mg de curcumine deux fois par jour pendant 7 jours avant la menstruation et 3 jours après la menstruation, pendant 3 cycles consécutifs, entraîne une amélioration cliniquement significative des symptômes physiques, comportementaux et de l’humeur, par rapport au placebo.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie100 mg


Syndrome métabolique
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Des recherches cliniques préliminaires chez des patients atteints du syndrome métabolique montrent que la prise de curcuma sous forme d'extrait de curcumine à raison de 1,9 à 2,4 grammes par jour pendant 2 à 3 mois diminue le cholestérol des lipoprotéines de basse densité (LDL) par rapport au placebo. Cependant, la prise de curcuma ne semble pas affecter le poids, la pression artérielle, le glucose, les triglycérides ou le cholestérol des lipoprotéines de haute densité (HDL-C) chez ces patients.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie2000 mg


Déclin cognitif
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Une méta-analyse de trois petits essais cliniques montre que la curcumine améliore modestement la cognition chez les personnes âgées. L'un de ces essais cliniques montre que la prise de curcumine à raison de 90 mg deux fois par jour pendant 18 mois améliore la mémoire à long terme et l'attention par rapport au placebo chez des adultes d'âge moyen et plus âgés présentant ou non des troubles cognitifs légers.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie180 mg


Rhinite allergique
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La recherche clinique indique que la prise d'un produit spécifique à base du curcumine à raison de 500 mg/jour pendant 2 mois réduit de façon significative les symptômes nasaux incluant éternuement, démangeaisons, écoulement nasal et congestion, comparé à un groupe placebo constitué de personnes souffrant de rhinite allergique.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie500 mg


Polyarthrite rhumatoïde
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Des recherches cliniques ont montré que le curcuma peut réduire certains symptômes de la polyarthrite rhumatoïde (PR), notamment la douleur, la raideur matinale, le temps de marche et le gonflement des articulations par rapport aux valeurs initiales. Le curcuma, a été utilisé à raison de 250 à 500 mg deux fois par jour pendant 8 semaines à 3 mois, ou à 400 mg trois fois par jour pendant 2 semaines.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie200 mg


Maladie de Crohn
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Certaines études cliniques montrent que la prise de curcumine, à raison de 1,08 grammes par jour pendant un mois, puis 1,44 grammes par jour pendant un deuxième mois, peut réduire les selles, la diarrhée et les douleurs abdominales chez les patients atteints de la maladie de Crohn.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie360 mg


Gastrite
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Les études in vitro et sur des animaux indiquent que le curcuma a des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique et qu’il peut détruire ou inhiber la bactérie Helicobacter pylori, responsable de la plupart des ulcères gastriques et duodénaux. D’un point de vue clinique, les études sont rares et leurs résultats encore peu concluants. Toutefois, dans l’une d’entre elles, réalisée sans placebo, le taux de guérison a été de 75 % avec des doses de 3 g de curcuma par jour durant 12 semaines.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie3000 mg


Dosage de sécurité

Adulte à partir de 18 an(s) : 100 mg - 300 mg


Interactions

Médicaments

Antiagrégants plaquettaires/Anticoagulant : interaction modérée

In vitro, le curcuma a des effets antiplaquettaires. Cependant, les résultats des recherches chez l'homme sont contradictoires. En effet, une augmentation de l'INR (intarnational normalized ratio, c'est un chiffre qui décrit l'efficacité d'un traitement anticoagulant de la famille des anti vitamine k). Par ailleurs, une autre étude a montré que l'utilisation d'un complément alimentaire complet contenant de la poudre de brocoli, de la poudre de curcuma, de la poudre de fruits entiers de grenade et de l'extrait de thé vert pendant 6 mois n'influence pas l'INR chez des patients prenant de la warfarine. De même, l'association de 500 mg de curcumine à 100 mg d'aspirine ne semble pas augmenter les effets antiplaquettaires.

Anticancéreux : interaction modérée

Les résultats des recherches sont contradictoires. En effet, une étude a montré que la curcumine in vitro inhibe jusqu'à 71% l'apoptose des cellules du cancer du sein induite par la campthotécine, et jusqu'à 65% l'apoptose des cellules du cancer du sein induite par la doxorubicine. Cependant, d'autres recherches in vitro montrent que la curcumine peut augmenter les effets cytotoxiques de la camptothécine et la doxorubicine. Cette discordance peut être liée à la dose de la curcumine administrée et du temps d'exposition. Chez l'homme, l'effet de la curcumine sur la cytotoxicité de la camptothécine et la doxorubicine n'est pas connue. D'autre part, en utilisant un modèle in vivo de cancer du sein chez l’homme, on a découvert que la supplémentation alimentaire en curcumine inhibait de manière significative la régression tumorale induite par le cyclophosphamide. Cependant, d'autres recherches ont montré que la curcumine peut augmenter la cytotoxicité du cyclophosphamide.

Antidiabétique : interaction faible

Certaines recherches chez les animaux suggèrent que la curcumine peut diminuer la glycémie et l'hemoglobine A1c chez les patients diabétiques. D'autres part, des recherches pharmacocinétiques ont montré que la prise de 475 mg de curcumine par jour pendant 10 jours puis prendre 5 mg de glyburide a montré une augmentation de la concentration sanguine de glyburide de 12% 2 heures après la prise de la dose, mais la concentration sanguine maximale n'a pas changé. De plus, la combinaison de curcumine et de glyburide a diminué légèrement la glycémie post prandiale pendant une durée maximale de 24h par rapport au glyburide seul. Les antidiabétiques incluent : le glimépiride (Amaryl*), le glyburide (DiaBeta*, Glynase PresTab*, Micronase*), l'insuline, la pioglitazone (Actos*), la rosiglitazone (Avandia*), le chlorpropamide (Diabinese*), le glipizide (Glucotrol*), le tolbutamide (Orinase*), et d'autres .

Substrat des cytochromes P450 : interaction modérée

In vitro et chez l'animal, le curcuma inhibe le cytochrome P450 3A4. On a rapporté dans la littérature un cas d'une patiente qui a subit une transplantation et prenait du tacrolimus (un traitement immunosuppresseur qui est utilisé par voie orale et injectable principalement dans les transplantations d'organe), qui a eu une nephrotoxicité aigue avec un taux de tacrolimus augmenté à 29 mg/l (pourtant qu'elle avait des taux dans l'intervalle thérapeutique), et ceci suite à la prise de poudre de curcuma avec 15 cuillères ou plus par jour. On pensait que le curcuma a augmenté le taux de tacrolimus par inhibition du cytochrome P450 3A4. Théoriquement, le curcuma peut augmenter le taux d'autres médicaments qui sont métabolisés par le cytochrome P450 3A4. Les médicaments métabolisés par le CYP3A4 incluent les inhibiteurs calciques (diltiazem, nicardipine, vérapamil), les anticancéreux (étoposide, paclitaxel, vinblastine, vindésine), les antifongiques (kétoconazole, itraconazole), fentanyl (Sublimaze), lidocaïne (Xylocaïne), losartan (Cozaar), fexofénadine (Allegra), midazolam (Versed) et autres.

Oestrogènes : interaction faible

Des recherches in vitro ont montré que la curcumine déplace par compétition la liaison de l’œstrogène à ses récepteurs. Ainsi, théoriquement l'utilisation de grandes quantités de curcumine peut affecter un traitement hormonal substitutif.

Substrats du glycoprotéine P : interaction faible

Des recherches in vitro et sur l'animal ont montré que les curcuminoïdes et d'autres constituants du curcuma peuvent inhiber l'activité de la glycoprotéine P (c'est une protéine qui agit en tant qu'une pompe capable d'expulser, grâce à l'énergie fournie par l'ATP, des substrats spécifiques qui peuvent être des molécules endogènes ou des substances exogènes xénobiotiques), favorisant ainsi l'absorption des substrats de la glycoprotéine. Ces substrats incluent certains agents chimiothérapeutiques (étoposide, paclitaxel, vinblastine, vincristine, vindésine), antifongiques (kétoconazole, itraconazole), inhibiteurs de protéase (amprénavir, indinavir, nelfinavir, saquinavir) et inhibiteurs calciques (diltiazem, vérapamil), digoxine, corticostéroïdes, érythromycine, cisapride (Propulsid), fexofénadine (Allegra), cyclosporine, lopéramide (Imodium), quinidine, etc.

Talinolol : interaction modérée

Des recherches préliminaires chez l'homme montrent que la prise de curcumine pendant 6 jours avant de prendre une dose unique de 50 mg de talinolol peut réduire la biodisponibilité de ce dernier.

sulfasalazine : interaction modérée

Des preuves cliniques ont montré que la curcumine prise aux doses thérapeutiques chez l'homme peut augmenter de 3,2 fois les taux sanguins de sulfasalazine.

Plantes ou autres actifs

Curcumine : interaction faible

Des études in vitro et animales suggèrent que la curcumine ou le curcuma peuvent se lier au fer et empêcher son absorption. Cela ne semble pas se produire chez l'homme lorsque le curcuma est utilisé à des doses couramment retrouvées dans l'alimentation. Cependant, théoriquement, des doses élevées de curcumine ou de curcuma peuvent diminuer l'absorption du fer.


Précautions

Femme allaitante : éviter

Les données sont insuffisantes pour évaluer l'innocuité du curcuma pendant l'allaitement, donc évitez son utilisation.

Calculs biliaires : utiliser avec prudence

Le curcuma provoque une contraction de la vésicule biliaire. A utiliser avec prudence chez les patients porteurs de calculs biliaires.

Trouble de coagulation : utiliser avec prudence

Le curcuma peut augmenter les risques de saignement et d'ecchymoses par son effet anti plaquettaire. A utiliser avec prudence chez les patients ayant un trouble de coagulation.

Carence en fer : utiliser avec prudence

L'utilisation du curcuma aux doses couramment retrouvées dans l'alimentation ne semble pas réduire l'absorption du fer. Cependant, des études animales et in vitro montrent que des taux élevés de curcumine peut chélater le fer et réduire son absorption. A utiliser avec prudence en cas d'anémie par carence en fer.


Contre-indications

Intervention chirurgicale : interdit

Le curcuma peut ralentir la coagulation sanguine. Cet effet peut provoquer une hémorragie accrue pendant et après l'intervention chirurgicale. Arrêter de prendre du curcuma au moins deux semaines avant l'opération.

Femme enceinte : interdit

Lorsqu'il est utilisé par voie orale à des doses médicinales pendant la grossesse, le curcuma pourrait déclencher les menstruations ou stimuler l'utérus, compromettant ainsi la grossesse.