Cuivre : bienfaits, posologie, contre-indications

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Le cuivre est un oligo-élément dont le caractère essentiel a été découvert en 1930 suite à l'observation d'une anémie induite chez des enfants en état de dénutrition. Le corps humain en contient 75 à 100 mg, et les apports journaliers recommandés se situent autour de 2 mg. L’homéostasie, c'est à dire la répartition et la circulation physiologique du cuivre, est finement régulée. Plusieurs facteurs peuvent l'influencer comme les réactions inflammatoires ou le statut en œstrogènes chez la femme. De multiples enzymes, impliquées dans la synthèse de neurotransmetteurs, dans la formation du tissu conjonctif ou dans la chaîne respiratoire, utilisent le cuivre comme cofacteur. L’excès comme la carence en cuivre est potentiellement délétère, pouvant être responsable de lésions cellulaires dans différents organes et en particulier dans le foie et le cerveau. Le foie régule la quantité de cuivre dans le sang. Le cuivre est largement distribué dans les aliments, en particulier les abats, les fruits de mer, les noix, les graines, le son de blé, les produits céréaliers et les produits à base de cacao. La carence en cuivre provoque une anémie, une fragilité osseuse, un retard de croissance, et une plus grande sensibilité aux infections. Cependant, elle est rare et survient parfois chez les personnes ayant un apport excessif de zinc à partir des aliments. En thérapeutique, le cuivre est préconisé dans les états infectieux et les maladies ostéoarticulaires, comme traitement de fond.

Autre(s) nom(s) 

Cu

Famille ou groupe : 

Minéraux et oligo-éléments


Propriétés


Essentiel

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Les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) ont estimé que les aliments et compléments alimentaires contenant du cuivre peuvent contribuer : au métabolisme énergétique, au maintien du tissu conjonctif, au fonctionnement du système nerveux, à la pigmentation de la peau et des cheveux, au transport du fer dans le sang, au fonctionnement du système immunitaire et à la protection contre les radicaux libres (effet antioxydant). Le cuivre est cofacteur de multiples enzymes, dont notamment : - La lysyl oxydase, une enzyme nécessaire à la maturation du collagène et de l'élastine. Le cuivre joue donc un rôle majeur dans la croissance et la réparation tissulaire des vaisseaux, du cartilage osseux et de la peau - La céruloplasmine, à travers laquelle le cuivre joue également un rôle important dans le métabolisme du fer. Il favorise la liaison du fer à la transferrine, contrôlant sa susceptibilité à induire une peroxydation lipidique (effet pro-oxydant et toxique du fer) . - La dopamine B-hydroxylase, dont le cuivre induit l'activité, et qui contribue à protéger contre le stress. - La tyrosinase, dont le cuivre induit l'activité, et qui joue un rôle dans la pigmentation de la peau et des cheveux.

Usages associés

Carence en cuivre, Beauté des cheveux, Anémie, Renforcement immunitaire

Antioxydant

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Le cuivre est un co-facteur très important des enzymes qui catalysent les réactions d'oxydoréduction (une réaction chimique au cours de laquelle se produit un transfert d'électrons). Les enzymes les plus importantes sont les superoxydes dismutases à cuivre-zinc (Cu,Zn-SOD) où le cuivre fonctionne en harmonie avec le zinc pour transformer les superoxydes toxiques en peroxydes non toxiques. Il est à rappeler que la S.O.D permet de diminuer les dommages oxydatifs, et donc, de lutter contre le vieillissement des tissus.

Usages associés

Stress oxydatif

Antimicrobien

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La carence en cuivre chez les animaux a été corrélée à une sensibilité accrue aux infections bactériennes. Le mécanisme par lequel le cuivre renforce la réponse immunitaire des macrophages n'a été découvert que récemment. Dans le cadre de la réponse immunitaire innée, les macrophages (et les neutrophiles) activés engloutissent les pathogènes envahissants tels que les bactéries dans les phagosomes liés aux membranes, selon un processus appelé phagocytose. De plus, le cuivre a montré récemment son efficacité pour lutter contre les infections nosocomiales.

Usages associés

Renforcement immunitaire

Neurologique

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Des études observationnelles montrent que les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ont des niveaux plus élevés de cuivre libre dans le sang que les personnes saines. Cela peut entraîner une augmentation des niveaux de cuivre libre au niveau cérébral, ce qui peut augmenter le stress oxydatif et contribuer aux dommages neurologiques.

Usages associés


Effet dermatologique

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Le cuivre semble jouer un rôle dans la différenciation et la prolifération des cellules de la papille dermique, un type de cellule fibroblastique impliquée dans la croissance des cheveux. L'administration in vitro d'un tripeptide contenant du cuivre semble favoriser la prolifération des cellules de la papille dermique, tout en favorisant la croissance et l'allongement des follicules pileux humains.

Usages associés

Beauté des cheveux

Reminéralisant

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Chez les femmes âgées, la supplémentation d'oligo-éléments, y compris le cuivre, dans un régime riche en calcium, entraîne un ralentissement de la perte osseuse. Cependant, le mécanisme d'action n'est pas clair, car d'autres études chez l'homme ne suggèrent aucun effet du cuivre sur divers marqueurs du métabolisme osseux, y compris l'ostéocalcine sérique (un marqueur de la formation osseuse).

Usages associés

Ostéoporose


Indications

Méthodologie de notation

Approbation de l'EFSA.

Plusieurs essais cliniques (> 2) randomisés contrôlés avec double aveugle, incluant un nombre significatif de patients (>100) avec des conclusions constamment positives pour l'indication.

Plusieurs essais cliniques (> 2) randomisés contrôlés avec double aveugle, et incluant un nombre significatif de patients (>100) avec des conclusions positives pour l'indication.

Une ou plusieurs études randomisées ou plusieurs cohortes ou études épidémiologiques avec des conclusions positives pour l'indication.

Des études cliniques existent mais sont non contrôlées, avec des conclusions qui peuvent être positives ou contradictoires.

Absence d'études cliniques à date pouvant démontrer l'indication.


Carence en cuivre
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Bien que rares, des carences en cuivre ont été notées dans des conditions susceptibles de réduire l'absorption du cuivre, telles que des pontages gastriques ou l'utilisation simultanée d'inhibiteurs de la pompe à protons ou lors d'un apport excessif en zinc. Cette carence se manifeste par une anémie, leucopénie et neutropénie, une fragilité osseuse, des retards de croissance, et une plus grande sensibilité aux infections. L'EFSA définie le niveau d'apport journalier moyen en cuivre de 1.3 mg/j et un apport journalier chronique maximal de 5 mg/j, chez l'adulte de plus de 18 ans.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie1.3 - 5 mg

formulationCitrate de cuivre, Gluconate de cuivre, Sulfate de cuivre, Bisglycinate de cuivre


Beauté des cheveux
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Le cuivre semble jouer un rôle dans la différenciation et la prolifération des cellules de la papille dermique, un type de cellule fibroblastique impliquée dans la croissance des cheveux. La seule étude évaluant les niveaux de cuivre dans les cheveux eux-mêmes (chez les hommes atteints d'alopécie androgène) a noté des concentrations réduites par rapport à ceux qui ne perdent pas leurs cheveux. L'EFSA (European Food Safety Authority et la Commission européenne) a souligné le rôle du cuivre dans la pigmentation de la peau et des cheveux.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie2.5 - 5 mg

formulationCitrate de cuivre, Gluconate de cuivre, Sulfate de cuivre, Bisglycinate de cuivre


Renforcement immunitaire
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On sait que le cuivre joue un rôle important dans plusieurs voies de signalisation cellulaire importantes pour la fonction immunologique des macrophages. Dans les macrophages qui ont été activés par des cytokines inflammatoires, les taux de cuivre ont tendance à augmenter, tandis qu'il a été démontré qu'une carence en cuivre altère leur fonction immunologique. De plus, la carence en cuivre chez les animaux a été corrélée à une sensibilité accrue aux infections bactériennes. Le mécanisme par lequel le cuivre renforce la réponse immunitaire des macrophages n'a été découvert que récemment. Dans le cadre de la réponse immunitaire innée, les macrophages (et les neutrophiles) activés engloutissent les pathogènes envahissants tels que les bactéries dans les phagosomes liés aux membranes, selon un processus appelé phagocytose. L'explosion oxydative à l'intérieur des phagosomes génère des espèces réactives toxiques à l'oxygène (ROS) pour tuer les pathogènes envahissants tout en protégeant le reste de la cellule contre les dommages. On a récemment découvert que le cuivre jouait un rôle important dans ce processus, où des niveaux élevés de cuivre intracellulaire dans les macrophages provoquent le déplacement de la protéine de transport du cuivre ATP7A vers les phagosomes, en fournissant des ions de cuivre supplémentaires qui sont censés améliorer la capacité de génération de ROS. En augmentant la production de ROS dans les phagosomes, le cuivre joue un rôle important dans la capacité des macrophages et des neutrophiles à tuer les agents pathogènes envahissants. Par ailleurs, L'EFSA (European Food Safety Authority et la Commission européenne) reconnaissent le rôle du cuivre dans le fonctionnement du système immunitaire.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie2.5 - 5 mg

formulationCitrate de cuivre, Gluconate de cuivre, Sulfate de cuivre, Bisglycinate de cuivre


Anémie
✪✪✪✪✪

En association au fer et au manganèse, le cuivre est utilisé, dans la prise en charge des anémies ferriprives et les carences en fer.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie2.5 - 5 mg

formulationCitrate de cuivre, Gluconate de cuivre, Sulfate de cuivre, Bisglycinate de cuivre

Synergies

Fer -, Manganèse

Stress oxydatif
✪✪✪✪✪

Le cuivre est un co-facteur très important des enzymes qui catalysent les réactions d'oxydoréduction (une réaction chimique au cours de laquelle se produit un transfert d'électrons). Parmi les enzymes les plus importantes, les superoxydes dismutases à cuivre-zinc (Cu,Zn-SOD) où le cuivre fonctionne en harmonie avec le zinc pour transformer les superoxydes toxiques en peroxydes non toxiques.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie2.5 - 5 mg

formulationCitrate de cuivre, Gluconate de cuivre, Sulfate de cuivre, Bisglycinate de cuivre


Plaque dentaire
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Le rinçage de la bouche par une solution de cuivre à 1mmol/l pendant 4 jours a permis de réduire significativement la plaque dentaire par rapport à un traitement placebo.

Posologie

posologiePar voie buccale

duration4 - jours

formulationBain de bouche


Ostéoporose
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Des recherches cliniques montrent que la prise de 2.5 mg de cuivre en association avec 15 mg de zinc, 5 mg de manganèse et 1000 mg de calcium, pendant 2 ans, peut ralentir la perte osseuse chez les femmes ménopausées.

Posologie

posologiePar voie orale

posologie2.5 - 5 mg

duration2 - années

populationFemmes

formulationCitrate de cuivre, Gluconate de cuivre, Sulfate de cuivre, Bisglycinate de cuivre

Synergies

Zinc, Manganèse, Calcium


Dosage de sécurité

Adulte à partir de 18 an(s) : 1.3 mg - 5 mg

Enfant de 3 jusqu’à 3 an(s) : 1 mg - 1 mg

Enfant de 11 jusqu’à 17 an(s) : 1.1 mg - 4 mg

Enfant de 4 jusqu’à 6 an(s) : 1 mg - 2 mg

Enfant de 7 jusqu’à 9 an(s) : 1 mg - 3 mg

Femme allaitante à partir de 18 an(s) : 1.5 mg

L'apport journalier chronique maximal n'est pas définie par l'EFSA.

Femme enceinte à partir de 18 an(s) : 1.5 mg

L'apport journalier chronique maximal n'est pas définie par l'EFSA.

Nourrisson de 7 jusqu’à 11 mois : 0.4 mg

L'apport journalier chronique maximal n'est pas définie par l'EFSA.

Enfant de 1 jusqu’à 2 an(s) : 0.7 mg - 1 mg

Enfant de 10 jusqu’à 10 an(s) : 1.1 mg - 3 mg


Interactions

Médicaments

Pénicillamine : interaction modérée

Le cuivre chélate la pénicillamine, ce qui diminue son absorption.

Plantes ou autres actifs

Cuivre : interaction faible

L'acidité de la vitamine C peut convertir le cuivre dans l'intestin en une forme moins absorbable. Il est peu probable que cela soit cliniquement significatif à moins que l'apport alimentaire en cuivre soit faible.

Cuivre : interaction modérée

De grandes quantités de zinc peuvent inhiber l'absorption du cuivre, en raison de la compétition pour l'absorption par l'intestin. Les niveaux toxiques de l'apport en zinc peuvent provoquer une carence importante en cuivre et l'anémie qui y est associée. De même, des quantités relativement importantes de cuivre peuvent diminuer l'absorption du zinc, bien que cela semble se produire de manière plus importante chez les nourrissons que chez les adultes.


Contre-indications

Maladie de Wilson : interdit

La prise de compléments de cuivre est contre-indiquée en cas de maladie de Wilson, une maladie génétique rare qui provoque l'accumulation du cuivre dans l'organisme.