En 2020, de nouvelles habitudes alimentaires pour les français

Depuis ces dernières années les Français font davantage attention à ce qu’ils achètent et consomment. Selon une étude de l’Observatoire Cetelem rapportée par les Échos, les aliments de saison sont privilégiés, de même que les produits locaux, avec en parallèle un rejet massif des emballages plastiques. Au détriment toutefois d’une hausse sensible des coûts.
habitudes alimentaires

Surveiller de près son alimentation

         Les multiples préconisations sur l’importance d’une alimentation saine et la gestion des emballages semblent désormais porter leurs fruits. Selon le compte-rendu de l’Observatoire Cetelem, les Français s’estimeraient ainsi davantage concernés par l’amélioration de la production alimentaire, en étant conscients de leur rôle d’acteur.

87% des personnes interrogées estiment ainsi que le fait de mieux manger revient à faire attention aux effets des produits consommés sur la société et la nature. Le rapprochement entre alimentation, développement durable semble bien acté, et appliqué dans les faits.

Et même si tout le monde n’est pas encore passé à l’acte, une personne sondée sur deux s’estime coupable lorsqu’elle ne tient pas compte des recommandations officielles.

Quels actes concrets pour une consommation durable ?

Consommer mieux implique de multiples moyens d’action. La chasse au plastique fait partie des grands enjeux des nouveaux modes de consommation. Près des trois-quarts des Français font désormais attention aux emballages de leurs produits, en évitant cette matière très polluante.

Ils privilégient les sacs en tissu, fuient les pailles, les assiettes et couverts en plastique. Cette lutte contre les produits nocifs se prolonge dans les aliments eux-mêmes, avec le rejet des produits faisant appel aux engrais, pesticides et autres additifs. Les produits bio sont désormais plébiscités par 58% des Français, et les produits locaux emportent encore davantage l’adhésion en étant préférés par 80% des consommateurs.

En revanche, la volonté de changer ne signifie pas forcément s’adapter à tous les nouveaux modes de consommation. Ainsi les aliments en vrac restent encore peu populaires, et leur diffusion largement limitée aux épiceries. D’autre part, si l’annonce de la création d’une viande de synthèse à fait grand bruit, plus des deux-tiers des Français n’envisagent nullement de commencer à consommer ce nouveau produit.

Des nouveaux modes de consommation plus coûteux

 La conséquence de cette prise d’attention sur les produits alimentaire est logique : la qualité se paie. Même si pour les produits bio la différence de prix (notamment les marques des grandes surfaces) peut parfois se révéler très réduite, de manière générale le budget de la consommation est nettement en hausse.

La moitié des Français interrogés par l’Observatoire Cetelem ont admis une augmentation relative de leur budget, et 17% une hausse importante. Malgré tout, la satisfaction de manger mieux et de manière durable dépasse toutefois la seule considération économique. Et l’évolution semble durable, puisque pour le seul bio, la progression a atteint 70% en l’espace dix ans.

En parallèle le plastique disparaît peu à peu, avec en 2021 l’interdiction totale des pailles, couverts et autres gobelets en plastique. Ainsi, les habitudes alimentaires changent rapidement, mais aussi vraisemblablement de manière durable

Photo : Jason Briscoe / Unsplash

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