Ce que les plantes ont à nous dire

Paru quelques jours avant le début du confinement, le livre Ce que les plantes ont à nous dire aux édition Les liens qui libèrent rappelle tout l’intérêt des plantes sauvages dans le renforcement des défenses immunitaires. Son auteur, François Couplan, est ethnobotaniste et spécialiste des plantes sauvages comestibles.

        Si les désormais célèbres « gestes barrières » constituent un obstacle efficace face à la propagation du COVID-19, il ne s’agit que d’un des moyens de lutte existant, s’ajoutant aux défenses naturelles de l’organisme.

En théorie, le système immunitaire de l’homme est capable de se protéger d’une bonne partie des agressions extérieures, et même de virus particulièrement contagieux. Or ces défenses ont tendance à s’affaiblir du fait de la relative pauvreté de l’alimentation, de moins en moins riche en micronutriments comme la vitamine C ou le fer.

Un constat paradoxal pour François Couplan, qui dans son ouvrage Ce que les plantes ont à nous dire évoque l’extraordinaire richesse des fruits et légumes sauvages en micronutriments. Bien que disponibles et à portée de main, ces derniers sont insuffisamment exploités dans l’alimentation mondiale, car ils sortent des normes de pensées rigides établies.

Les plantes sauvages, riches en nutriments mais délaissées

Si les troubles nutritionnels touchent de manière générale les pays en voie de développement, la carence en fer concerne aussi largement les nations industrialisées. L’Organisation mondiale de la Santé le souligne encore dans son dernier rapport sur le sujet : près d’un tiers de la population mondiale est concernée par l’anémie.

La vitamine C, les antioxydants et les oligo-éléments font également partie des carences observées à moindre échelle. Dans son ouvrage, François Couplan pointe du doigt l’ambivalence de la réponse apportée à ce constat, avec le vaste recourt aux compléments alimentaires.

Et pourtant, de nombreux légumes et fruits sauvages comestibles renferment des trésors nutritifs, largement écartés sur le simple motif de sortir des schémas habituels de consommation. Fraisier des bois, gentiane, origan, pimprenelle, pissenlit, serpolet, trèfle, carotte sauvage… Il en existe des centaines, facilement exploitables. Leur utilisation serait hautement bénéfique pour l’organisme, en contribuant à renforcer ses défenses immunitaires. Pas inutile en temps de pandémie !

Descendre de notre piédestal

L’un des nombreux enseignements de la crise sanitaire du Covid-19 est souligné par François Couplan : sortir l’homme de son anthropocentrisme, afin de l’ouvrir aux vertus du monde « sauvage », ce terme n’ayant rien de négatif.

Accorder de l’importance aux légumes et fruits sauvages qui jusqu’ici ne répondaient pas aux codes sanctuarisés de l’alimentation, alors même que leur richesse nutritive aurait tellement à apporter.

Développer une nouvelle relation avec des végétaux à portée de main, qui disposent de quoi renforcer l’armure immunitaire de l’organisme (comme l’ortie par exemple) tout en contribuant à relâcher l’inutile pression portée sur l’exploitation très peu éco-responsable de la viande. En bref, adapter les modes de vie de manière raisonnable et durable à l’évolution de la planète. 

Ce que les plantes ont à nous dire
François Couplan
Les Liens qui libèrent, 2020

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