3 applications qui scannent notre alimentation

Rayons remplis, étiquettes compliquées, écarts dans les prix : il est parfois difficile de faire ses courses au supermarché tout en faisant attention à sa santé. Heureusement plusieurs applications de la foodtech ont vu le jour pour nous aider à consommer de façon saine et responsable en décryptant pour nous les ingrédients qui composent nos repas.
yuka

Yuka, le pionnier

C’est en 2016 que François Martin, son frère et une amie, lancent Yuka, aujourd’hui la plus utilisée du secteur et classée dans le top 10 de l’App Store et d’Androïd. D’abord exclusivement centrée sur les produits alimentaires, elle fonctionne depuis 2018 sur les cosmétiques. 

Indépendant et gratuit, Yuka scanne les codes barres des produits alimentaires et leur donne une note sur 100. Cette note est calculée en fonction des ingrédients présents dans le produit, classés en 4 catégories. Du rouge au vert en passant par l’orange et le jaune, Yuka détermine si un ingrédient présente un risque élevé, modéré, faible ou s’il est sans risque. Si le produit n’est pas recommandé, l’application vous proposera une alternative plus saine.

Yuka se base à 60% sur la qualité nutritionnelle du produit, à 30% sur la présence d’additifs et à 10% sur les éventuels labels bios détenus. Elle utilise le répertoire Open-Food Fact, un équivalent de Wikipédia centré sur l’alimentation. Ce choix lui permet d’être indépendant – cependant comme les renseignements viennent des consommateurs, il s’agit de trier les informations que nous donne cette application, qui n’est pas infaillible. 

Yuka n’utilise pas de publicité et ne bénéficie d’aucun financement extérieur provenant d’entreprises, afin d’assurer son indépendance. L’entreprise se rémunère en proposant un programme santé payant.

Num’alim, l’app des industriels

Comment parler de Yuka sans évoquer Num’alim

Face aux initiatives à l’oeuvre, les industriels ont souhaité proposer leur propre moyen de juger de la qualité de leurs produits. C’est ainsi qu’a été dévoilé fin novembre 2018, le projet Num’alim. Ce projet réuni l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), le Fonds Français pour l’Alimentation et la Santé (FFAS), la Fondation Avril et GS1 France, un organisme de standardisation (codes barre, QR Code etc). 

Num’alim est donc une base de données alimentée par les membres de l’ANIA. 

Bien que ces industriels aient l’obligation d’afficher de façon plus claire la composition de leurs produits, que ce soient les ingrédients, la provenance ou les informations nutritionnelles, on peut penser qu’il n’est pas dans leur intérêt d’être complètement transparents. 

On peut donc questionner l’indépendance de ce projet. Les membres les plus influents de l’Ania sont ainsi Mars, Coca-cola et Ferrero. Le FFAS est quant à lui financé par des marques comme Pepsi Cola, Kellog’s, Haribo … 

Num’Alim souhaite, à terme, proposer des applis qui permettent, selon la composition du caddie, du consommateur et de ses goûts, de lui suggérer des recettes

Foodvisor, l’app propulsée par l’IA

C’est en 2016 que Charles Boes, Yann Giret, Gabriel Samain et Aurore Tran créent cette application originale, listée dans le baromètre de Capgemini de 2019 “Intelligence artificielle, les pépites de demain”, parmi 134 entreprises du secteur. 

A l’aide de l’intelligence artificielle, Foodvisor propose aux utilisateurs de suivre leur alimentation en prenant leurs repas en photo.

L’IA se charge ensuite de reconnaître les aliments présents dans le plat. Pour reconnaître un aliment, l’algorithme doit avoir vu plusieurs centaines de photos de ce dernier. C’est pour cela que plus l’application a d’utilisateurs, plus la base de photos augmente, plus l’IA est performante.

Il est difficile pour l’IA de discerner les aliments présents dans un plat composé par exemple, ou encore lorsque des condiments qui ne modifient pas l’aspect du plat ont été ajoutés. Pour le moment, Foodvisor annonce un taux de réussite de 80%. En complément, les utilisateurs peuvent corriger le résultat de la photo.

En fonction du sexe, du poids, de l’âge, du mode de vie et de l’objectif de l’utilisateur, Foodvisor conseille un apport nutritionnel quotidien à respecter. L’app calcule ensuite le nombre de calories associé à chaque plat. Les quantités de lipides, de fibres, de protéines, de glucides etc, sont indiquées dans une fiche nutritionnelle.

L’application est gratuite, mais une version payante intègre un chat, des recettes et des conseils plus personnalisés.

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